Guide CSE
Tout savoir sur la formation CSE SSCT
Organisme agréé et certifié Qualiopi
Devenez un référent aguerris pour exercer avec connaissance et aisance vos missions :
1 à 5 jours
Modulables selon vos disponibilités
Présentiel ou distanciel
Flexible, partout en France
Experts CSE
Des juristes et des experts économiques
Suivi personnalisé
Accompagnement durant le mandat
Ludo-pédagogie
Pour mieux mémoriser en apprenant
Échangez avec notre équipe :
06 99 70 10 19
Formation SSCT des élus CSE : Santé, Sécurité et Conditions de Travail
Tout ce que les élus CSE doivent savoir sur leur droit à la formation SSCT — financement, durée, procédure et organismes agréés & certifié Qualiopi
Pourquoi la formation SSCT est-elle indispensable ?
La formation SSCT — santé, sécurité et conditions de travail — est l'un des piliers du mandat des élus CSE. Sans elle, l'élu ne peut pas exercer pleinement ses missions de prévention, mener une inspection rigoureuse ou participer utilement à une enquête après accident. Le législateur en a fait un droit individuel attaché au mandat, financé par l'employeur et exercé sur le temps de travail effectif.
Un droit reconnu par le code du travail
L'article L. 2315-18 du code du travail prévoit que les membres de la délégation du personnel au CSE bénéficient de la formation nécessaire à l'exercice de leurs missions en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail. Ce droit est ouvert à tout élu, qu'il soit titulaire ou suppléant, dès lors que le CSE existe — donc dès 11 salariés.
Cette formation a un objectif unique : outiller l'élu pour qu'il puisse, dès les premières semaines de son mandat, identifier les risques professionnels, comprendre la réglementation applicable et agir efficacement avec la direction et les autres acteurs de la prévention.
Une nécessité pour exercer le mandat
Sur le terrain, l'élu CSE est sollicité pour :
- Réaliser des inspections trimestrielles et alerter sur les dangers détectés
- Participer aux enquêtes en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle
- Donner un avis éclairé sur le document unique d'évaluation des risques (DUERP) et sa mise à jour annuelle
- Contribuer à la politique de prévention et au programme annuel
- Exercer le droit d'alerte en cas de danger grave et imminent
Sans formation, ces missions sont impossibles à mener avec sérieux. C'est tout l'enjeu de la formation des élus CSE : passer d'un statut d'élu à celui d'acteur de la prévention.
La SSCT est une attribution du CSE, exercée par tous ses membres. La CSSCT (commission santé, sécurité et conditions de travail) est obligatoire dans les entreprises d'au moins 300 salariés et dans certains établissements à risque. Elle exerce, par délégation, les attributions santé-sécurité du CSE — sauf le recours à expertise et la consultation. La formation SSCT bénéficie à tous les élus CSE, qu'ils soient ou non membres de la CSSCT.
Qui peut bénéficier de la formation SSCT ?
La règle est large et sans ambiguïté : la formation SSCT bénéficie à tous les membres de la délégation du personnel au CSE, titulaires comme suppléants. Ce droit s'ouvre dès la mise en place du CSE et se renouvelle à chaque mandat.
Les bénéficiaires directs
Les élus CSE titulaires et suppléants
- Tous les élus titulaires du CSE.
- Tous les élus suppléants, dans les mêmes conditions de financement et de maintien de salaire.
- Les élus renouvelés bénéficient d'un nouveau droit à formation à chaque mandat.
Les membres de la CSSCT
- Dans les entreprises de 300 salariés et plus, les membres désignés au sein de la CSSCT suivent la formation SSCT pour 5 jours, y compris au renouvellement.
- Cette durée renforcée tient compte de la spécialisation de la CSSCT et de la complexité des dossiers santé-sécurité dans les entreprises de cette taille.
Le référent harcèlement
- Le référent harcèlement sexuel et agissements sexistes bénéficie de la formation SSCT comme socle de base.
- Une formation spécifique complémentaire est vivement recommandée, son financement étant lui aussi à la charge de l'employeur.
En pratique : il est conseillé d'inscrire tous les élus à la formation SSCT — y compris les suppléants. Un suppléant formé peut remplacer un titulaire absent en pleine connaissance des enjeux. C'est un atout pour le collectif et pour la qualité du dialogue social.
Le représentant syndical au CSE n'est pas un élu. Il n'a donc pas, par défaut, droit à la formation SSCT financée par l'employeur. Une exception : s'il est désigné comme référent harcèlement, il accède à ce droit. À défaut, il peut suivre la formation économique ou un congé de formation économique, sociale, environnementale et syndicale (CFESES), dont les conditions de financement sont différentes.
Quand demander la formation CSE ?
Aucun texte n'impose un calendrier strict. Mais la pratique montre qu'il existe une fenêtre optimale : les premiers mois suivant l'élection. Une formation suivie trop tard prive l'élu d'outils utiles dès le premier exercice de ses missions. Une formation trop tardive expose aussi le CSE à un retard sur ses obligations annuelles.
Le bon moment dans le mandat
Dans les 3 à 6 mois suivant l'élection
C'est la période recommandée. À ce stade, l'élu :
- A pris connaissance du règlement intérieur du CSE et de l'entreprise.
- Doit déjà se préparer à participer à la première inspection trimestrielle.
- S'apprête à donner un avis sur le DUERP et le programme annuel de prévention.
À chaque renouvellement du mandat
À l'issue d'un mandat, le droit à formation se rouvre intégralement. Les élus réélus suivent une formation de renouvellement (3 ou 5 jours selon les cas). Cette session permet une mise à jour réglementaire et un retour critique sur les pratiques du mandat précédent.
La demande doit parvenir à l'employeur au moins 30 jours avant le début de la formation. Une planification dès la première réunion CSE permet de bloquer les dates, sécuriser les places en inter et lisser la charge sur l'équipe. Plus la demande est anticipée, plus les chances de refus pour « préjudice à la production » sont faibles.
Quelle durée pour la formation SSCT ?
La durée est précisée par les articles L. 2315-18 et R. 2315-9 du code du travail. Elle varie selon la taille de l'entreprise et selon qu'il s'agit du premier mandat ou d'un renouvellement.
Le tableau de référence
| Configuration | 1er mandat | Renouvellement | Référence |
|---|---|---|---|
| CSE < 300 salariés (tous élus) | 5 jours | 3 jours | Art. L. 2315-18 |
| CSE ≥ 300 salariés — membres CSSCT | 5 jours | 5 jours | Art. L. 2315-18 |
| CSE ≥ 300 salariés — élus hors CSSCT | 5 jours | 3 jours | Art. L. 2315-18 |
| Référent harcèlement | Socle SSCT + 1 j conseillé | Idem | Art. L. 2315-18 |
Concrètement, dans la grande majorité des cas : 5 jours pour le premier mandat, 3 jours pour le renouvellement. La règle des 5 jours systématiques est réservée aux membres de la CSSCT dans les entreprises d'au moins 300 salariés.
Format des journées
Une journée correspond à 7 heures effectives de formation. La formation peut être organisée en continu (5 jours d'affilée) ou fractionnée (par exemple 2 + 3 jours). Le choix se discute avec l'organisme et l'employeur, en fonction des contraintes d'activité.
En inter-entreprises, l'élu rejoint une session ouverte à plusieurs CSE. C'est une option particulièrement riche en partage de pratiques. En intra-entreprise, la session est dédiée à votre seul CSE. Elle permet une approche personnalisée sur vos risques métiers, votre DUERP et vos enjeux. Les deux formats répondent aux mêmes exigences réglementaires.
Quel organisme agréé choisir ?
Tous les organismes ne peuvent pas dispenser la formation SSCT. C'est une règle stricte. Seuls les organismes agréés sont autorisés. Choisir un organisme non agréé expose l'élu à un refus de prise en charge par l'employeur. Le choix de l'organisme conditionne aussi la qualité de la formation et son utilité concrète sur le terrain.
Les deux catégories d'organismes autorisés
- Les organismes figurant sur la liste nationale arrêtée par le ministre chargé du travail (agrément national).
- Les organismes agréés par le préfet de région via la DREETS compétente (agrément régional, art. R. 2315-8).
L'agrément est délivré pour une durée limitée et après vérification des qualifications des formateurs, du contenu pédagogique et de la pertinence des supports. La certification Qualiopi ne se substitue pas à l'agrément, mais constitue un gage supplémentaire de qualité du processus de formation.
Les critères pour bien choisir
L'expertise des formateurs
- Profils issus du terrain : anciens élus, préventeurs, juristes en droit social.
- Capacité à articuler droit, prévention et dialogue social.
- Spécialisation reconnue sur les risques professionnels.
La méthode pédagogique
- Études de cas concrètes adaptées à votre secteur d'activité.
- Mises en situation : inspections, enquêtes après accident, lecture de DUERP.
- Supports remis à l'issue de la session pour servir de référence durable.
Les modalités proposées
- Disponibilité des sessions en inter dans votre région.
- Possibilité d'organiser une session en intra sur votre site ou en distanciel.
- Capacité à accompagner les suppléants comme les titulaires dans la même session.
Pour aller plus loin, consultez notre guide dédié pour choisir un organisme de formation CSE en confiance.
ECHO CSE forme les élus CSE partout en France, en inter et en intra. Nos formateurs sont des praticiens de la santé-sécurité et du dialogue social. Nos programmes intègrent vos risques métiers, votre DUERP et vos cas réels. Nos sessions sont accessibles en présentiel et en distanciel.
Découvrir nos formations CSE →Sur quoi porte la formation CSE en santé-sécurité ?
Le code du travail fixe l'objectif : doter les élus des compétences nécessaires pour identifier les risques, analyser les conditions de travail et formuler des propositions de prévention. Au-delà de cet objectif, le contenu se construit sur quatre grands axes complémentaires.
Le cadre juridique de la santé-sécurité
- Les obligations de l'employeur : obligation de sécurité de résultat, document unique, principes généraux de prévention (art. L. 4121-1 et s.).
- Les attributions du CSE en matière de santé, sécurité et conditions de travail (art. L. 2312-9 et L. 2312-12).
- Le rôle des autres acteurs : services de prévention et de santé au travail (SPST), inspection du travail, CARSAT, ANACT.
- Les droits d'alerte et la procédure en cas de danger grave et imminent.
L'identification et l'évaluation des risques
- Comprendre la typologie des risques professionnels : physiques, chimiques, biologiques, psychosociaux, organisationnels.
- Lire et challenger un DUERP et son programme annuel de prévention.
- Identifier les situations de pénibilité (compte professionnel de prévention).
- Maîtriser la cartographie des risques de son entreprise.
Les pratiques de terrain
L'inspection trimestrielle
- Préparer une inspection : objectifs, périmètre, grille d'observation.
- Conduire l'inspection : posture, dialogue avec les salariés, prise de notes.
- Rédiger un rapport exploitable qui débouche sur des actions concrètes.
L'enquête après accident ou incident
- Déclencher l'enquête au bon moment, dans le bon cadre.
- Utiliser une méthode d'analyse : arbre des causes, méthode ITAMaMI.
- Restituer l'analyse au CSE et formuler des préconisations.
L'exercice du droit d'alerte
- Reconnaître un danger grave et imminent.
- Activer la procédure et renseigner le registre des alertes.
- Articuler droit d'alerte et droit de retrait des salariés.
Les risques psychosociaux et nouveaux enjeux
- Détecter les RPS : stress, burn-out, conflits, harcèlement.
- Articuler la SSCT avec le rôle du référent harcèlement.
- Aborder les enjeux émergents : télétravail, hyperconnexion, charge mentale, IA au travail.
- Intégrer la QVCT (qualité de vie et conditions de travail) dans la démarche de prévention.
La formation SSCT est à la fois technique (connaître la loi, lire un DUERP, mener une enquête) et politique (savoir construire un avis, négocier, articuler les actions avec les autres acteurs de la prévention). Une bonne formation tient les deux dimensions ensemble.
Qui finance la formation SSCT ?
La réponse est claire : l'employeur finance intégralement la formation SSCT. Le principe est posé par les articles L. 2315-18 et R. 2315-20 du code du travail. La formation SSCT n'entame ni le budget de fonctionnement du CSE, ni le budget des activités sociales et culturelles.
Les postes pris en charge
- Les frais pédagogiques facturés par l'organisme agréé.
- Les frais de déplacement, dans la limite du tarif 2e classe SNCF sur le trajet le plus direct depuis l'établissement.
- Les frais de séjour (repas et hébergement) dans la limite du montant de l'indemnité de mission applicable aux fonctionnaires.
Le maintien intégral du salaire
Le temps passé en formation est du temps de travail effectif. Il est rémunéré comme tel. Le salaire est maintenu intégralement pendant toute la durée de la session — primes incluses si elles sont liées à la présence. Le temps de formation n'est pas déduit des heures de délégation. L'employeur ne peut ni le contester ni demander de récupération.
Comparaison avec les autres formations CSE
| Formation | Frais pédagogiques | Salaire | Frais annexes |
|---|---|---|---|
| Formation SSCT | Employeur | Maintenu par l'employeur | Employeur |
| Formation économique (≥ 50 sal.) | Budget de fonctionnement du CSE | Maintenu par l'employeur | Budget de fonctionnement du CSE |
| Formation référent harcèlement | Employeur (extension SSCT) | Maintenu par l'employeur | Employeur |
Pour un panorama complet des règles, consultez notre guide du financement des formations CSE.
Certains employeurs essaient de plafonner unilatéralement les frais d'hébergement ou de déplacement. Le plafond légal est celui des barèmes publics (indemnité de mission, tarif SNCF 2e classe). En deçà de ce plafond, l'employeur ne peut pas refuser le remboursement à l'élu. Conservez tous vos justificatifs.
Comment faire la demande de formation SSCT ?
La procédure est simple, mais elle se respecte à la lettre. Une demande mal cadrée est plus facile à refuser. Une demande conforme oblige l'employeur à se positionner par écrit. Voici les cinq étapes à suivre dans l'ordre.
Choisir un organisme agréé DREETS, idéalement Qualiopi
Vérifiez l'agrément avant tout engagement. ECHO CSE est agréé sur toute la France et certifié Qualiopi. Les sessions existent en inter et en intra, en présentiel et en distanciel.
Adresser la demande écrite à l'employeur 30 jours avant
La demande doit préciser quatre éléments obligatoires : la date de la formation, sa durée, son coût et le nom de l'organisme. Le délai de prévenance est de 30 jours. La demande peut aussi être inscrite à l'ordre du jour du CSE.
Attendre la réponse sous 8 jours
L'employeur dispose de 8 jours pour répondre. Passé ce délai, son silence vaut acceptation. Tout refus doit être motivé par écrit. Un refus verbal ou non motivé n'est pas opposable.
Suivre la formation en inter ou en intra
La session se déroule selon le format retenu. Soyez actif : posez vos cas concrets, exploitez les outils proposés, échangez avec les autres élus. La qualité du transfert sur le terrain dépend de votre engagement.
Remettre l'attestation de présence à l'employeur
L'organisme délivre une attestation de présence effective à l'issue de la formation. Elle conditionne le maintien intégral du salaire et la prise en charge des frais. Transmettez-la dès le retour.
Vous trouverez des modèles dans nos ressources demande de formation : lettre type, ordre du jour CSE, fiche de transmission de l'attestation.
L'employeur peut-il refuser la formation SSCT ?
Oui, un refus est possible. Mais il est strictement encadré par le code du travail. Hors des trois motifs prévus, le refus est abusif et peut être contesté.
Les règles du refus
- L'employeur ne peut pas refuser sans motif valable.
- Le refus ne peut être que par écrit, jamais verbal.
- Il doit intervenir dans les 8 jours suivant la réception de la demande.
- Passé ce délai, le silence vaut acceptation.
Les trois motifs légaux
| Motif | Conditions | Conséquence |
|---|---|---|
| Préjudice à la production ou à la bonne marche de l'entreprise | Refus motivé par écrit, dans les 8 jours, après avis conforme du CSE le cas échéant | Report possible dans la limite de 6 mois |
| Dépassement du quota annuel de jours CFESES | Plafond annuel de 12 jours atteint dans l'établissement | Refus possible |
| Conditions de la demande non remplies | Élu non éligible, organisme non agréé, délai de 30 jours non respecté | Refus légitime |
Hors de ces trois cas, le refus est abusif. L'élu peut alors : (1) saisir l'inspection du travail ; (2) inscrire la question à l'ordre du jour du CSE pour acter le désaccord ; (3) en dernier recours, saisir le conseil de prud'hommes pour obstacle à l'exercice du mandat. Un refus non motivé constitue par ailleurs un délit d'entrave.
FAQ — foire aux questions sur la formation SSCT
- Art. L. 2315-18 C. trav. — Droit à la formation SSCT des élus CSE
- Art. R. 2315-9 C. trav. — Durée de la formation SSCT
- Art. R. 2315-20 C. trav. — Prise en charge des frais
- Art. R. 2315-8 C. trav. — Agrément des organismes de formation
- Art. L. 2312-9 C. trav. — Attributions du CSE en santé-sécurité
- Art. L. 2312-12 C. trav. — Programme annuel de prévention
- Art. L. 4121-1 et s. C. trav. — Obligations de l'employeur en matière de prévention
- Art. L. 2315-36 et s. C. trav. — Commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT)
- Ministère du Travail — Guide pratique CSE et SSCT

